Durant une décennie, leurs pseudos furent synonymes d’effroi sur Internet. Les ésotéreux neuneutisants blêmissaient lorsque leur boîte mail leur annonçait « Gling ! Vous avez une réponse à votre post de merde », les modérateurs démissionnaient et les forums cessaient subitement de fonctionner pour de vagues raisons techniques, comme le suicide de l’admin ou l’exécration des derniers neurones valides des intervenants.
Puis vint le jour où ils se rencontrèrent. Immédiatement, le ciel se couvrit d’imposants nuages noirs. Des vieillards en haillons se mirent à déambuler dans les rues en prophétisant des apocalypses chaotiques et zygomatiques. On vit une myriade de bouddhistes se défenestrer & quelques nouille-âgeux choisir le hara-kiri avec leur pyramide en cristal. Ensuite, ce fut pluies de sang et vols de sauterelles sur l’ensemble de la toile.
Un grand silence tomba sur le monde.
Durant ce temps, ils étaient restés immobiles, à s’observer, l’œil vif, le menton fier, la plume érectile . L’univers entier attendait sans un souffle, lorsqu’il se passa quelque chose d’étrange : ils devinrent soudain tout rose tandis qu’une farandole de chérubins fesses en l’air se mit à tournoyer en gazouillant autour d’eux.
Le grand Spartakus FreeMann ouvrit la bouche et dit « Gouzi-gouzi ». Ce à quoi Melmothia répondit « Areuh ».
L’univers pouvait reprendre son cours (presque) à l’identique.
Journal de Vie
Comme disait mon grand-père : "La vie est une grosse tartine de merde, on en bouffe tous les jours que dieu fait, mais parfois on a la chance de tomber sur un morceau de raisin"...dimanche, juillet 20 2008
Faire-part
Par admin - le dimanche, juillet 20 2008, 14:01
dimanche, juin 29 2008
Maha Kali Jay !
Par admin - le dimanche, juin 29 2008, 12:11
Un excellente semaine sur Aix chez une amie. Une ville agréable même sous un soleil de plomb. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi détendu et aussi bien. Nous en avons profiter pour reproduire notre rituel commun à Kali et Dionysos. Ce fut très calme, très doux, les deux divinités étaient là, bienveillantes et souriantes.
Le reste de la semaine fut assez chargé, je deviens vieux, mais je garde la pêche, on a réussi à se faire 9 fois 12 degrés en 3 jours. « Et s’il faut faire des heures supp’, on fera des heures supp’ ! », dixit moi-même.
Et comme dit ce magnifique aphorisme gitan : « Ne te gratte pas où ça ne te démange pas ! ».
Bref, je reviens serein, calme et pour tout dire, je me sens bien.
mardi, mai 20 2008
Père, toi qui es au ciel, père, toi qui es en enfer, vaya con dios !
Par admin - le mardi, mai 20 2008, 12:42
Voilà, le paternel est passé à l’orient éternel. C’est étrange comme sensation. Il s’est toujours foutu de ma gueule toute sa vie et cependant je ne peux m’empêcher de ressentir du chagrin à sa mort.
Pendant plus de 20 ans je suis resté sans nouvelles de lui, et je dois dire que je m’en portais bien. Au fil du temps, j’avais construit une forme de représentation fantasmée de ce père absent et froid. Je pouvais lui jeter à la figure tous mes malheurs, toutes mes peines, toute la gratitude aussi pour ce que je suis devenu grâce à son dédain.
Je suis allé le voir à l’hosto, et ce que j’ai découvert n’était en fait qu’un homme ayant vécu un peu trop, un peu trop vite, un peu trop mal. Presque instantanément ma rancoeur s’en est allée. Il ne restait plus qu’un homme face à un homme. Rien de plus, rien de moins.
Hier soir, en apprenant sa mort, j’ai reçu un coup. Le flot des souvenirs a inondé ma cervelle, le cœur serré, je repensais aux rares moments vécus avec lui. Beaucoup de mauvais moments, et un seul très bon, très très bon moment. De ces moments où l’on touche la grâce du doigt. Un de ces moments de l’enfance qui nous construisent.
Et, dans le tréfonds de mon âme, j’ai trouvé une toute petite chose, presque éteinte et cette petite chose était Amour.
Merci à toi, père et vaya con dios !
dimanche, mai 11 2008
Message non subliminal
Par admin - le dimanche, mai 11 2008, 19:35
Euh, non mais, attention la populace délirante. Si je descends si loin dans la destruction ce n’est pas pour y rester non plus. Certains voudraient sans doute mettre une belle étiquette « œuvre au noir », « traversée des abysses », que sais-je ? Il n’en est rien. Je n’avance jamais que dans la destruction de l’ancien afin de renaître chaque fois, différent & cependant identique, frais de connaissances & de tous ces bagages qui font l’ennui. Si j’ai choisi cette « voie », je ne peux la recommander à personne. Si je sombre, loin, très loin même, ce n’est jamais dans l’espoir de crever ou de disparaître totalement. Bien au contraire, l’abîme sombre de ma psyché, de mes peurs, de mes démons est le lieu idéal d’un combat qui, toujours, me mène à affiner ce que « je suis ». Il n’y a aucune philosophie puante, aucune justification à mes actes, il n’y a qu’actes.
J’aimerais faire le bilan de ces périodes & cependant il ne s’agirait que de listes de petits déboires physiques, de cassures, de brisures des apparences, de la perte de personnes. Cependant, lorsque je me réveille de ces luttes avec mon anté-univers, je suis rené & vivant & agissant & disposé à regarder passer les cadavres du passé sans une once de regret.
Cette fois-ci, j’avoue peiné. Il m’a fallu en finir avec cette image de « père », ce père que j’exècre et que je suis retourné voir après 22 ans. Cela me restait depuis bien des années dans le fond de l’âme comme un miasme putride. J’ai vu un homme vieilli mais un homme, pas ce monstre que mon imagination avait voulu se forger afin de soutenir l’éloignement. Il n’y a pas d’« amour », ni plus de « haine ». Il reste un homme qui fut mon père, ou pas.
Dans le même élan, j’en ai fini avec ce théâtre fantasmatique que je fréquentais depuis quelques temps. Je m’étais perdu dans un imaginaire qui n’était pas le mien. Il était temps que je me défasse de cela & en tire les conséquences. Cela m’a coûté une nuit de ténèbres, la perte de quelque chose, mais au sortir je suis plus léger & plus heureux. Il est grand temps de passer à autre chose.
Lorsque l’on me demande :
« Pourquoi t'es-tu attiré
Dans le paradis du vieux serpent ?
Pourquoi t'es-tu glissé
Dans toi-même, dans toi-même ? » Nietzsche, Ecce Homo, p. 269.
Et bien je réponds que cela m’est aussi nécessaire que de respirer ou de chier. On me préférerait sans doute pâtre obéissant ou vaincu impuissant. Eh non, désolé, il ne s’agit que de moi, moi, moi.
Et, il ne s’agit pas ici de survie ou de quête spirituelle, arrêtons avec ces clichés. Il s’agit simplement de vivre selon un principe qui va bien au-delà du semper vivat, d’un hédonisme bon teint ou du connais-toi afin de niquer la race. Non, il s’agit de vivre comme je l’entends, pas moins, pas plus. Aucune morale, aucune philosophie, aucune religion ou croyance. Il n’y a de dieu que l’homme & j’en suis le prophète.
Deus est Demon Inversus.
lundi, mars 31 2008
Lesbienne phallique
Par admin - le lundi, mars 31 2008, 20:38
Je suis lesbienne phallique. Mon Amour est un silence issu de la souffrance du parlant vain. Ma gorge est serrée lorsqu'auprès de toi je repose. Toi me réconforte mieux que mille poèmes, mille mots. Mais, jamais je ne l'avouerai de vive voix, car ma voix est une lettre morte-avortée dans le tourbillon de la sensation.
Le temps est, déjà, trop long sans Toi.
lundi, janvier 28 2008
Déménagement
Par admin - le lundi, janvier 28 2008, 13:22
Hier, j’ai commencé à déménager mon bordel essentiel (je veux parler de mes livres et de mes DVD). Il y a une étape à décider de divorcer, une autre encore à trouver un appartement et une nouvelle étape est celle du déménagement. On réalise en faisant ses paquets, en les empilant et en les emportant vers un nouveau « chez soi » qu’une période prend fin et qu’une histoire se termine définitivement. Non que je pensais ne pas divorcer ou espérais faire marche arrière, mais sauter le pas reste toujours troublant par son caractère définitif et chirurgical.
Ensuite, je suis allé manger un morceau et j’ai cherché un peu de réconfort dans la source éternelle de mon propre travail intérieur. Et, à y regarder de plus près je dois bien un adieu à celle qui a été ma compagne pendant 3 années de ma vie. Trois années de souffrances et de tremblements de l’âme que ma compagne a porté avec moi. Trois années pendant lesquelles elle a essayé de m’aider, de me soutenir, à me repêcher dans les geôles au petit matin, à brider ma soif, ... Trois années pendant lesquelles je n’ai pas été le plus grand des compagnon, le meilleur des maris. Trois années pendant lesquelles je n’ai pas toujours été à l’écoute... J’aurais pu essayer plus, j’aurais pu faire plus d’efforts, mais las de ces regrets, la passé reste le passé, et maintenant il faut aller de l’avant.
Avant, je voulais juste dire à celle qui fut à mes côtés combien je regrette certaines choses dites, certains comportements, combien elle a été importante pour moi, combien je l’ai aimée dans mon silence parfois ignoble.
lundi, décembre 31 2007
Nouvel an 2008
Par admin - le lundi, décembre 31 2007, 15:15
Encore un an de passé comme dirait l'autre.
Ô nuit qui m’a guidé Ô nuit plus belle que l’aurore Ô nuit qui as uni l’ami avec l’aimée l’aimée en l’ami transformée
Saint Jean de la Croix
Certains me demandent pourquoi je suis si taiseux en ce moment. Peut-être simplement qu'il n'y a rien à dire. Tout simplement. Le fin 2007 aura été assez dure et je suis content que cela se termine. Les années impaires sont toujours assez difficiles pour moi, allez savoir pourquoi. Un ésotéreux finira bien par trouver une explication tout aussi mystérieuse que fumeuse à cet état de fait.
Cependant, ces moments de repos m'ont permis de faire la rencontre (virtuelle) d'une personne rare : Melmothia. Une écriture fine et légère mais acerbe; un franc parlé qui n'a d'égal que sa simplicité. Je fais rarement des compliments. Faut en profiter
Mais je vous conseille la visite de son site, juste pour y goûter les bons mots et l'érudition.
Cette fin d'année 2007 voit aussi un retour sur Parano. Pourquoi ? Sans aucune raison précise, sauf peut-être retrouver des connaissances avalées par cette machine infernale.
Mais bon, je vous souhaite une année 2008 vibrante de rêves et de délice, d'amour et de joie.
Spart.
lundi, décembre 3 2007
WE feu, rouge mais teuf tekno
Par spartakus le lundi, décembre 3 2007, 15:48
Un WE assez étrange... Mais je ne passerai plus jamais par le carré !
Kaz, amoureux d'une métallique donzelle
Moz, je vois rieeeeeen
Terminer une soirée par une pèche c'est pas fun ^^ Mais Kaz s'est pris une veste, donc l'honneur est sauf !
mardi, novembre 20 2007
Approche d’anniversaire...
Par spartakus le mardi, novembre 20 2007, 22:16
Voilà, dans quelques jours, ce sera mon trente-huitième anniv’... Nouvelle période de changements, encore, retour, départ, renouveau, on ne sait trop.
En ce moment, je regarde autour de moi. J’essaye de comprendre ce que je veux et qui je suis, quoiqu’une phrase pareille soit d’un banal assez dramatique. Un délectable truisme à la mesure de mon talent, sans doute...
Je regarde les autres, donc, je relis pas mal de choses, aussi, des échanges, des passages fugaces dans d’autres vies. Je me dis, qu’en fait, à force de se rire de la futilité de l’être on oublie bien d’être, ici et maintenant. On cogite, on creuse nos douleurs, nos maux, nos souffrances, on se la fait spéléologue de l’infâme, on cherche à obtenir le souffle noir de l’insane inconvenance, de l’insipide moulage de lit et de draps étrangers. On tâte les chairs flasques ou métalliques, on fore l’inquiétude de l’autre, son incapacité à comprendre un jeu sans cesse changeant. Certains sont nomades des rues et des monts et des vallées, je suis nomade de vos humaines passions en agonie de sens. Les sons, les mots, les phrasés enchâssés dans une coolitude toute dénaturée me compissent les neurones, me trouent les oreilles. Je pleurerais presque à en noyer vos gueules trop grandes ouvertes, je hurlerais à vous en briser les doigts ! Silence !
Il y a quatre ans, jour pour jour, j’étais en un psychiatrique isoloir, seul, nu, avec pour seule vue la blancheur sale de murs souffrants de conter les passants en eux. Cassé, broyé par ma descente en moi-même : « Pourquoi t'es-tu attiré Dans le paradis du vieux serpent ? Pourquoi t'es-tu glissé Dans toi-même, dans toi-même ? » (Nietzsche, Ecce Homo, p. 269) Pas par la solitude, pas par la perte – si cependant, honnête cervelle, cœur pieux avoue ! - j’étais cassé par l’iniquité et le désespoir de toute vie, par la pâleur de vos vies pâmées de trop se traîner dans les compromis. J’avais passé outre et j’avais décidé de poursuivre la descente, de la poursuivre encore et encore, et ce genre de pente s’entreprend seul. L’enfer accompagné me semble une bienheureuse garden-party. Non, donc seul disais-je.
On se demanderait, aujourd’hui, ce qui me pousse à écrire cette réminiscence du passé, ce repassage de sentiments qui devraient, depuis longtemps, être rangés en boule dans le panier... C’est que les ressacs du futur me sont habitudes tenaces. Certains me voudraient ouroboros d’eux, alors que ces sot(te)s ne voient pas que je ne suis ouroboros que de moi-même. Donc, retour en arrière ou retour vers soi ? L’avenir le dira.
Comme toujours, je pense beaucoup à mes Étoiles, à Elles là où elles sont heureuses. Ô Étoiles bénies ! Que serais-je sans vous ? Pas grand chose, si ce n’est une outre à mots insensés, un corps démembré qui est las de la comédie humaine... Grâce à vous, il me reste la Lumière qui luit dans mes ténèbres, ténèbres bien clairsemées et bien pâles...
À présent donc, il me faut reprendre ma route. Seul. Il y a de la tristesse, bien sûr, mais aussi de la légèreté. Quand on ne peut se rendre heureux, on ne peut rendre les autres heureux et il est bien de se le clouer à la porte de l’âme pour éviter tout impair. Je vais d’ailleurs me faire tatouer sur le front « Toi qui entres ici, oublies tout espoir ! »

samedi, août 25 2007
La Raaaaage
Par spartakus le samedi, août 25 2007, 20:31
KENY ARKANA
Un conte du sup Sous-commandant Marcos août 1999.
Comme une primeur pour les lecteurs de la Jornada, et avec l’autorisation de la maison d’édition Plaza & Janés, nous vous offrons une avance sur ce livre "Depuis les montagnes du sud est mexicain", qui sortira d’ici peu. Il s’agit d’une compilation des œuvres littéraires du "Sous-commandant Marcos", dont nous reproduisons ici un des contes - inédit jusqu’à présent - inclus dans le volume de référence. Histoire du début et de la fin
Sous commandant Marcos
Cela faisait déjà un bon moment que le temps de Jadis devenait seul et vieux dans un recoin du monde. Cela faisait longtemps que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les tous premiers, s’étaient endormis. Ils s’étaient beaucoup fatigués à danser, à se faire chemins et réponses. C’est pourquoi les premiers dieux s’étaient endormis. Ils avaient parlé avec les hommes et les femmes vrais et étaient arrivés à s’accorder entre tous pour dire qu’il fallait continuer d’avancer. Parce qu’avancer était la façon dont le monde vivait, comme le dirent les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, les premiers.
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? se demandèrent les hommes et les femmes de maïs.
- Quand commençons-nous alors ? Se répondirent les hommes et les femmes vrais, parce qu’ils avaient appris des premiers dieux qu’à une question, on répond toujours par une autre question.
Ils naquirent de la terre.
Mais les premiers dieux se réveillèrent alors. Parce que les plus grands dieux, ceux qui créèrent le monde, ne pouvaient rester endormis lorsqu’ils entendaient une question. Ils se réveillèrent donc et se mirent à jouer de la marimba et à mettre les questions en chanson, et ils dansèrent, et ils chantèrent : "Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ? Quand commençons-nous alors ?" Et ils seraient toujours restés là, à danser et à chanter, si ce n’est que les hommes et les femmes vrais se mirent à applaudir et leurs dirent qu’il était bon de tant danser et chanter, mais qu’ils voulaient des réponses à leurs questions. Alors les premiers dieux redevinrent sérieux et se dirent :
- Nous avons les questions que les hommes et les femmes de maïs nous ont posées. Nous n’avons pas créé ces hommes et ces femmes très savants. Ils cherchent la réponse au dehors, sans se rendre compte qu’elle est derrière et devant eux. Ces hommes et ces femmes ne sont pas très savants, ils sont comme le tendre épi de maïs - dirent les premiers dieux et, allez, ils se remirent à danser et à chanter de nouveau.
Et de nouveau les hommes et les femmes vrais devinrent furieux et dirent qu’il étaient bon de s’amuser, mais qu’en était-il de la réponse qu’ils tenaient devant et derrière eux ? Les premiers dieux leur dirent que les réponses étaient dans leurs dos et dans leurs regards, et les hommes et les femmes de maïs se regardèrent entre eux, et tous savaient qu’ils ne comprenaient rien, mais restèrent silencieux.
Les plus grands dieux leur dirent :
- Les hommes et les femmes de maïs commencèrent sur le dos puisqu’ils naquirent couchés et, comme ils sont de maïs, ils naquirent de la terre. Sur le dos ils commencèrent à avancer. Leur dos reste toujours après leur passage ou leur repos. Leur dos est le début, l’hier de leur passage.
Et les hommes et les femmes vrais ne comprirent pas grand chose à cela, mais comme le commencement était déjà commencé et l’hier déjà passé, cela ne les préoccupa pas vraiment et à nouveau ils reprirent :
- Jusqu’à quand allons nous continuer d’avancer ?
- Cela est très facile à savoir - dirent les dieux qui créèrent le monde-, lorsque votre regard pourra voir votre dos. Il suffit simplement d’avancer en cercle jusqu’à revenir sur vos pas et à vous rattraper vous-même. Lorsque vous aurez cheminé suffisamment pour arriver à voir votre dos, même de loin, alors vous aurez fini, petits frères et petites sœurs -dirent les premiers dieux tandis qu’ils commençaient à se rendormir.
Et les hommes et les femmes vrais furent très contents parce qu’ils savaient qu’ils suffisaient d’avancer en cercle jusqu’à ce qu’ils arrivent à voir leurs dos. Et ils passèrent un bon moment à cheminer ainsi pour rejoindre leur dos, mais finirent par s’arrêter un instant, pour réfléchir à la raison pour laquelle ils n’en finissaient pas de cheminer, et se dirent :
- Cela coûte beaucoup d’atteindre le début pour arriver à la fin. Nous n’en finissons pas de cheminer et cela crée beaucoup de douleur de penser au moment où nous arriverons au début pour terminer notre passage. Et certains se découragèrent et, comme ça, restèrent assis, irrités que le chemin vers le début pour arriver à la fin n’en finisse plus.
Adieux du Vieil Antonio
Mais d’autres continuèrent à avancer avec beaucoup de plaisir et cessèrent de penser au moment où ils allaient arriver au début pour atteindre la fin. Encore mieux, ils se mirent à penser au chemin qu’ils parcouraient et, comme celui-ci était circulaire, ils voulaient que chaque tour soit mieux fait et à chaque tour qu’ils faisaient, leur pas était meilleur. Ils furent alors très contents car le fait de cheminer les rendait heureux. Ils avancèrent ainsi un bon moment et, sans cesser d’avancer, se dirent :
- Ce chemin que nous sommes est une joie, avançons pour le rendre meilleur. Nous sommes le chemin pour que les autres puissent aller d’un côté à l’autre. Chacun a un début et une fin à son chemin, mais le chemin, non, et nous non plus. Tout pour tous, rien pour nous. Nous sommes le chemin et nous devons donc continuer.
Et pour qu’ils n’oublient pas, ils dessinèrent un cercle sur la terre et, marchant en rond tout autour de la terre, les hommes et les femmes vrais cheminaient et cheminent. Ils ne terminent ni ne finissent leur lutte pour que le chemin soit meilleur, pour qu’eux soient meilleurs. C’est pourquoi depuis, les hommes croient que le monde est rond, mais en fait, cette boule qui est le monde n’est autre que la lutte et le chemin des hommes et des femmes vrais, cheminant toujours, voulant toujours que le chemin sorte meilleur sous leurs pas qui avancent. Cheminant toujours, ils n’ont ni début ni fin dans leur chemin. Les hommes et les femmes vrais ne peuvent se fatiguer. Ils veulent toujours se rejoindre eux même, se surprendre par derrière pour trouver le début et, ainsi, arriver à la fin de leur chemin. Mais ils ne vont pas le trouver, ils le savent et cela n’a pas d’importance pour eux.
La seule chose qui compte pour eux est d’être un bon chemin qui essaie toujours d’être meilleur...
Le Vieil Antonio se tut, mais pas la pluie. J’allais lui demander quand cette pluie allait s’arrêter, mais il me semblait que l’ambiance n’était pas à des questions de début et de fin. Le Vieil Antonio me fit ses adieux.
Il sortit sous la pluie et dans la nuit, bien que les piles de ma nouvelle lampe ne puissent les différencier l’une de l’autre. Le bruit de mes bottes dans la boue m’empêcha d’écouter les paroles d’adieux du Vieil Antonio :
- Ne te fatigues pas à demander quand finira ton chemin. Là, où le lendemain et l’hier s’unissent, là il finira....
Cela me coûta beaucoup de peine de commencer à avancer, je savais que j’allais glisser dans la boue là-devant, mais, bien que le sachant, il fallait que j’avance vers cette chute. Vers celle-là et celles qui suivraient. Parce que cheminer, c’est aussi trébucher et tomber. Et cela, ce n’est pas le Vieil Antonio qui me l’a enseigné, c’est la montagne, et croyez-moi que l’examen....
[Traduction C. G.|http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=33|fr]
Abat le front de la haine!
Okay... Vous m’avez pris pour une des vôtres?! Appelle-moi l’ennemie de ton fascisme, des barricades jusqu’aux urnes de vote!
Hé bande de cons, vous voulez endormir les miens mais le mensonge de l’ennemi et son message on connait bien!
Manipulation vous n’aurez ni mon esprit ni ma chair! Hé gros porc de Mr Propre on va te nettoyer au Karcher!
Hé tu m’as pris pour clasher Sarko, j’te crache mon rap internationaliste fait pour bruler vos drapeaux!
Tu veux ma rage hein?! Pour que ta moyenne monte, ton bleu blanc rouge m’écœure, moi j’suis une citoyenne du monde!
Nique ton système! Ségolène, Sarko ou Le Pen, y a pas de révolution dans votre politique institutionnelle!
Et moi j’appelle à la désobéissance civile, réappropriation pour donner un sens à nos vies!
Le combat est ferme, certainement pas façonnable! Anti-FN, oui j’emmerde le Front National!
Abat le front de la haine!
Un gros porc a voulu récupérer la cause, les vrais savent qu’il s’est grillé, le silence dit qu’on approuve alors je continuerai de crier!
J’ai la parole des sans-voix car la vrai révolution se construira d’en bas! La résistance est en marche contre vos partis démoniaques!
Oligarchie, confrérie, c’est le peuple contre les monarques! Insoumis on le reste même quand l’ordre tyrannise!
Faut qu’on construise sans eux pour faire tomber leur pyramide!
Le combat continue! Et le changement viendra d'en bas! Désobéissance civile, à travers la France! Moi j'soutiens aucun de vos candidats, votre mascarade présidentielle car le changement ne sera pas institutionnelle! Fuck le FN, Fuck l'UMP, Fuck le PS, le changement viendra d'en bas! Nique les partisans de la haine, leur propagande basée sur la calomnie et le mensonge, voila encore une preuve!Yé Keny Arkana, la rage du peuple, dédié à tous les sans voix, le changement viendra d'en bas! On continue le combat!
Appel aux Sans Voix
Zapata
Un Autre Monde est possible
« billets précédents - page 1 de 6


