Les Délires de Spart

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Souffrances

Les souffrances de Spartakus FreeMann

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dimanche, mai 4 2008

Quoi ma gueule ?!

Avec ma gueule, pense-t-on que je puisse encore jouer la cinquième roue du carrosse ?

Je vois, je sens, je palpe le non-dit, l’interdit, le silence, les éclairs de retrait dans tes yeux, l’hésitation dans la dérive de tes pas & de tes non-oui. J’aurai voulu chanter ces paroles de PJ Harvey qui me reviennent dans les tripes :

« Oh my lover

Don't you know it's alright

You can love her

You can love me at the same time

Much to discover

I know you don't have the time but

Oh my lover

Don't you know it's alright »

Mais non, car

« I'd risen this morning

Determined to break

The spell of my longing

And not to think

I freed myself from my family

I freed myself from work

I freed myself

I freed myself

And remained alone »

Je ne peux pas, je ne peux plus. Je l’ai dit, je n’ai rien caché.

J’ai été l’amant infidèle de l’amante de l’amant trompé & trompeur. J’ai aimé comme un malade en phase terminale, le cœur à l’air, les couilles à l’envers & rien d’autre dans l’âme qu’un souffle ardent. J’y ai laissé tout ce que j’avais, il n’y a plus rien. Désolé.

Tu ne voudrais pas un mauvais remake d’un film dont les rushes sont perdus depuis longtemps. Tu ne voulais pas que tout cela tourne en noeud de boudant ? Et pourtant, ce noeud, je l’ai autour du cou.

dimanche, avril 27 2008

J’ai tout capté, tout, mais tout de tout.

Je ne cherche pas l’illumination, je ne cherche pas la spiritualité, je cherche la mort. Pas cette mort poétique & artistiquement correcte, non. La mort – tout simplement – le repos absolu & définitif. Tout le reste n’est qu’un mauvais emballage, une mauvaise mise en scène. Je ne tends que vers le Silence le plus pur qui soit, le plus doux & le plus noir aussi.

On me poserait la question de savoir « pourquoi », je ne pourrais qu’opposer une incompréhension totale & absolue. Il n’y a pas de « pourquoi », ni même de « parce que ». Il n’y a que la puissante & infaillible pulsion qui marque chacun de mes pas. Je suis las de tout « pourquoi », je suis las de fuir ce qui, en définitive, est en moi.

Et, cependant, il reste cet instinct de survie tout aussi puissant. Il reste aussi tous ces visages de personnes aimées qui me retiennent, il y a l’amour & il y a la haine. Alors, quand la pression se fait trop forte sur mon âme, je fuis, je parade, j’esquive. L’alcool en grande quantité; les émotions qui m’intoxiquent le corps & l’esprit; la sensation trop longtemps retenue qui s’écoule en un flot puissant dans les veines, dans mes tripes & dans mon cœur. Je pars, je vais dans ces endroits où le fiel & la violence sont Légions, je vais dans ces lieux obscurs chercher la délivrance, chercher la Clé de la Libération. Et alors, rien n’ayant de prix, tout ayant un « coup », je me laisse aller, je cherche & je trouve. Je cherche jusqu’à obtenir ce que je veux, ce qui me sauve : les coups, le sang, la rage, la bile. Je rentre satisfait, le corps rompu, le corps en sang. Je rampe dans ma tanière me lécher les plaies, je souffre & je suis presque heureux. Presque heureux...

jeudi, novembre 29 2007

Let It All Bleed Out !

Quand anniversaire rime avec solitaire ! Déjà écrit, déjà joué. Reflux gastéropodiques en une cervelle en manque d’absolu. À trop chercher Celle Qui Monte du Désert, je finis par être trop exigeant, inquisiteur de l’Amour, moi vieille bête au cœur asthmatique !

« Ce week-end sera chaote ou ne sera pas ! » Saint Héliogabale, I, 34. Que Sa volonté soit faite sur la piste comme au bar, qu’Il nous donne ce soir le vin et l’oncophile fumée, qu’Il nous pardonne nos Cicatrices comme nous pardonnons aux Présentatrices du JT. Amen.

Message subliminal : ne pas croire mes paroles agressives et méchantes, jamais. Pardon.

Lawrence Alma-Taddema (1836-1912) Les roses d'Héliogabale, 1888

lundi, novembre 26 2007

Consolateur...

Consolateur inconsolé, j’erre dans les tréfonds de la peine insondable de l’être. Qui sera là pour me réchauffer quand je serai près à trépasser ? Qui se souciera de mes douleurs et portera avec moi le fardeau pour les derniers instants ? Inconsolé, je ne suis pas consolateur et resterai inconsolé. Amant je n’aime pas et ne serai point aimé. Seul je vis parmi les ombres de mon passé et les terreurs de ce qui se tient devant moi. Consolateur des insensés, je suis inconsolé de ma peine et de l’indicible souffrance qui tenaille mon âme. Je ne suis plus le jouet des passions, je ne suis plus instrument, je ne suis plus que feuille au vent entraînée vers une aube en technicolore improbable et fuyante. Le corps est subtilement tétanisé dans un plaisir auto-érogène, auto-érotomaniaque. Nul parfum embaumé sur Ses lèvres sépulcrales ne peut éveiller en moi autre chose qu’Amour, moi qui n’aime plus d’avoir été fondu et dissout dans le creuset de Son corps.

Le matin dans le miroir, je ne vois plus satan, je me vois totalement et pleinement tel que je suis, Je vois je, rien de plus. Les illusions s’en sont allées et il ne reste plus qu’un immense rire de ma gorge prenant naissance pour aller, sur la voûte céleste, fracasser quelque ange putréfié.

Je lâche l’affaire ou pas ? Telle est le question face à l’incommunicado qui s’intensifie tandis que le désir semble se flétrir lentement dans une désaffection trop cruellement visible... Être à demi est bien pire que ne pas être.

C'est d'être la mienne, dis-tu ?

Hélas ! tu sais bien que j'oppose

Un démenti formel aux poses

Qui sentent par trop l'impromptu.

Locutions des Pierrots, II - Jules LAFORGUE (1860-1887) - (Recueil : L'Imitation de N.D la Lune)

jeudi, novembre 15 2007

En ce moment je suis tel...

Comme il est étrange que Rops réponde autant à mes humeurs...

dimanche, juin 17 2007

Do You Know Pain & Hate ?

Non, je ne pense pas.

À moins de connaître la violence faite à l'enfant.

À moins de connaître l'éloignement de ceux, de celles que l'on aime.

À moins d'avoir été déchiré dans le corps, dans l'âme, dans l'esprit.

MOTHERFUCKERS, DO YOU KNOW PAIN AND HATE ?

J'espère que non, j'espère que non, j'espère que non... Mon dieu, j'espère que non...

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître. Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert"

(Alfred de Musset)

Ouais Alfred, vas-y encoooore. Parle-moi encore de cette souffrance.

Non, quand bien même une amère souffrance

Non, quand bien même une amère souffrance

Dans ce coeur mort pourrait se ranimer ;

Non, quand bien même une fleur d'espérance

Sur mon chemin pourrait encor germer ;

Quand la pudeur, la grâce et l'innocence

Viendraient en toi me plaindre et me charmer,

Non, chère enfant, si belle d'ignorance,

Je ne saurais, je n'oserais t'aimer.

Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne,

L'instant suprême où l'univers n'est rien.

De mon respect alors qu'il te souvienne !

Tu trouveras, dans la joie ou la peine,

Ma triste main pour soutenir la tienne,

Mon triste coeur pour écouter le tien.

"Mais je réclame seulement pour qui me considère le silence, mais un silence intellectuel si j'ose dire, et pareil à mon attente crispée." (A. Artaud - Nouvelles Lettres sur Moi-même)

Et je reviens vers Toi, "A" le Maudit et je te lis crier sur le papier : "Si l'on pouvait seulement goûter son néant, si l'on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d'être mais ne soit pas la mort tout à fait. Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n'est certainement pas une souffrance. J'en suis au point où je ne touche plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et la titillation insistante de l'être. Je n'ai plus qu'une occupation, me refaire." (A. Artaud - Pèse-Nerfs)

Et là moi, ce soir et depuis toujours comment suis-je ?

Ma Souffrance est-elle illusion ou prisme de mon Néant ?

Bonne nuit, vous pouvez retourner à vos émissions préférées.

mardi, juin 12 2007

Alectruor...

Tu entres dans la tombe de tes désirs émouvants

O chantre de Phaeton, allumes tes Feux dans la Nuit

Ces fantômes graciles agitant leurs lambeaux de rêves envolés,

Partout cherchent un havre pour le repos de leur âme.

Montre le Chemin de Lumière Noire, vers cette Invisible Basilique

Voilée de mille Étoiles mourantes...

Gerbe de Force & de Beauté dans la fange des Lettres Mortes,

Ta Verve sera la verge qui lacèrera la Boue de leurs Yeux.

La Vierge Babylonienne est dans l'alcôve.

Elle attend le Prince de ce Monde avec Peur & Envie.

Plérôme inepte, jamais ne te verront ceux qui te cherchent.

Le Viol sans gland sera empêché par l'Or Rouge du Crépuscule des Mages.

Le démoniaque Démiurge, illusion de nos rêves téléphagiques, est mort.

Tué par la Lumière de Notre Père, l'Arbre Solaire, axe du Monde micro-macrocosmique.

La Déesse Vierge Putain, enfin libérée de nos Envies & Illusions

S'en retourne dans les contrées Imaginales du Rêve Primordial.

Coq Rouge armé de ses Parchemins crache son Chant de Vie-Mort

Et permutant les Lettres de l'Univers, lave le démiurgique Cloaque

De ses archymiques scories, substrats de la Création viciés par la Pensée Immature

De dieux égyptoïdes noirs occultés en de secrets tabernacles.

Spartakus FreeMann, May 2002 e.v., Libertalia

mardi, décembre 12 2006

Fight fight fight...

Ah oui, tout de suite on comprend mieux.

Je viens de trouver un vieux Corbin, et je ne peux m'empêcher de vous faire partager ceci :

Si l'épée de ton courroux m'inflige mal de mort,

Mon âme y trouvera réconfort.

Si tu m'imposes la coupe de poison,

Mon esprit en fera son breuvage.

Quand au jour de la Résurrection,

Je me lèverai de la poussière de ma tombe,

Le parfum de ton amour

Imprègnera encore la robe de mon âme.

Car même m'ayant refusé ton amour,

Tu m'auras donné une vision de Toi

Qui fut la confidente de mes secrets cachés

Sa'dï, poète persan.

lundi, juin 19 2006

Censure sociale, rafale de mensonges et honte sur la justice

Arf, l'affaire était donc trop belle. Non content de retirer des textes de mon blog et de les présenter hors contexte devant le juge (et il faut bien dire que certains de ces textes ne sont pas à mettre entre toutes les mains - mais chacun sa liberté du moment que je n'oblige personne à les lire), encore fallait-il mentir !

Récapitulatif des mensonges du jour :

- "monsieur le juge, mon ex-mari ne s'est pas fait soigné pour dépression mais pour alcoolisme". Mensonge énorme mais suffisant pour me salir encore plus. Il suffit de demander à l'HP où j'étais de quoi on me soignait... Bien sûr le psy qui m'a conseillé d'entrer dans cet HP est un franc-maçon, un frère auquel je faisais confiance mais ami de mon ex-belle-famille. Je suppose qu'il suffirait de masquer les faits, ils en ont bien l'habitude entre midi et minuit !

- "monsieur le juge, mon ex-mari s'est rendu coupable d'agression avec utilisation d'armes et munitions". Putain, cella-là vaut un Oscar ! Si j'ai été ramassé par les flics en état d'hébriété, je ne pense pas les avoir agressés, ni eux ni d'autres personnes, avec des "armes à munitions". En outre, il est facile de faire fonctionner le coup de la "soeur qui est policière" pour obtenir des données me concernant via le fichier central de la police. Abus d'autorité, négation de mes droits les plus élémentaires mais on est plus à ça près !

- "monsieur le juge, mon ex-mari utilise son blog dédié aux enfants pour m'insulter copieusement". J'aimerais que cela fut vrai, mais je ne mêle pas les enfants à une dispute et une vengeance qui n'existe que dans la tête de mon ex-femme. J'ai utilisé parfois le terme "amère" au lieu de "mère" afin de donner une vue de la manière dont je perçois les agissements de mon ex-femme vis-à-vis de moi. Et bien sûr, elle en profite pour glisser que je manipulerais alors les enfants via ce blog mensonger. Mais le mensonge vient d'elle puisqu'il suffit d'aller sur le blog en question pour se rendre compte que je ne fais que de parler de mes enfants.

- "mon ex-mari fait partie d'une secte luciférienne qui pratiquerait le viol collectif d'enfants". Trop fort, second Oscar, vraiment mérité celui-là. Ai-je une tête à être monstrueux ? A violer des enfants ? Non mais, il faudrait arrêter les conneries deux minutes là. Ceux qui me connaissent savent que ce sont des conneries, et une enquête sérieuse le prouvera bien assez tôt.

Je dois dire que la pièce fut bien jouée : l'ex-femme apeurée pour la sécurité de "ses" enfants, oubliant que je suis le père et que leur vie m'est aussi chère qu'à elle, trémolos dans la voix aux bons moments, grands effets de scènes (cfr ci-dessus) afin de bien alarmer le juge. Bref, je dois avouer que c'est là un chef-d'oeuvre du genre.

Revenons aux textes, que je ne reproduis pas puisqu'ils sont sur ce blog. Il semble que le juge soit critique littéraire et que la lecture de trois lignes de deux de mes textes suffisent à lui faire connaître mes goûts sexuels (mais se pose-t-il la question de savoir si ce qui est dans les textes est réalité ou bio-fiction ? non, je ne le pense pas), mes inclinations philosophiques et le grand danger que je représenterais pour mes enfants. Cela me ferait doucement rire si l'enjeu pour mes enfants n'était si grand. Donc, pour ce juge, monter une interview bidon de soi-même, se mettre en scène afin de rire de soi et des gourous de sectes, c'est pas bien, c'est faire montre d'un manque de bourgeoisisme de mauvais aloi qui ne sied pas à un père selon le modèle social parfait d'une société qui permet à des Dutroux d'exister ! En plus, lui déniant le droit de juger mes écrits, puisqu'il n'est pas critique littéraire, il s'offusque et me soutient qu'il peut ME JUGER puisqu'il est juge. La justice ne serait-elle pas que l'accusé puisse se défendre qu'elles que soient ses convictions religieuses, spirituelles ou même sexuelles (pédophilie mise à part) ? Et bien pas en Belgique où écrire selon sa liberté - et ne point obliger les gens à lire sa production - c'est déjà trop. Et bien non messieurs les juges, j'écris et pense ce qui me semble bon telle que cela est protégé par notre Constitution. Je ne contreviens à aucune loi qui pourrait m'empêcher d'écrire ma douleur, mes angoisses, mes délires (oui mes délires aussi) selon le mode qu'il me chante d'utiliser ! Alors, ami lecteur, fais attention, car il se pourrait bien qu'un jour on te juge pour la lecture de ce blog : trop anti-social, trop anti-bourgeois, trop libre pour eux. Alors, messieurs les juges, les franc-juges de la Sainte Vheme morale, jugez-moi, pendez-moi haut et court mais cela va circuler avant.

En fin de course, après n'avoir pas pu défendre mon point de vue, après que mon avocate ne fut écoutée que d'une oreille distraite, j'obtiens le droit à une "enquête sociale" et à une "enquête de police" - enquêtes qui doivent sans doute finir de me définir comme un mauvais père, mais le juge doutant ajoute alors "et j'ordonnerai une expertise psychiatrique si cela ne suffit pas".

Donc ami lecteur de ce blog, tu lis un fou puisqu'un juge, à Liège l'a dit un jour et que l'on va tout faire pour le prouver ! en faisant appel aux assistants sociaux, aux policiers et aux psychiatres s'il le faut.

Faut-il que je sois si dangereux que l'on mette en branle tout ce dispositif contre moi ? Faut-il que la bête soit si immonde que juges, procureurs, policiers, frérots maçons et autres inichiés s'associent pour m'annéantir ? Je doute, cela doit ressortir de ma paranoïa, oui de ma paranoïa, mais la cabale est belle quand même.

En outre, je suppose que mon ex-femme demandant la mise hors ligne d'EtoilesPerdues, elle l'obtiendra - elle pense, la pauvre, que c'est une arme contre elle, pfff alors que ce n'est que de l'amour que j'essaye de transmettre à mes enfants- et elle obtiendra sans doute la fermeture de celui-ci aussi. Censure pas morte au XXIe siècle à ce qui semble. Il semble que la liberté d'écrire ce que l'on veut n'existe pas en Belgique pour les juges de Liège. Et bien soit, nous diffuserons notre prose sur des serveurs d'autres pays. Et nous imprimeront anonymement et distribueront notre prose si agaçante pour eux.

Alors, ami lecteur de ce blog, si tu veux sauver la liberté d'expression, diffuse mon message : "En Belgique, on juge un père non sur ses actes mais sur son inclinaison philosophique et sur ses écrits. En Belgique, on retire ses enfants et on traite un père comme un criminel pour ses écrits et pour ses croyances. En Belgique, au XXIe siècle on cloue un homme au pilori pour sa forme - basse et sans talent certes - d'Art."

vendredi, juin 16 2006

You won't break me !

En y repensant bien, à toutes ces heures perdues dans d'insanes recherches superficielles et hébétantes, en y repensant à toutes ces journées à attendre le moment d'extase qui jamais ne vient, qui toujours reste inaccessible, telle cette Magnifique Etoile, en y repensant à toutes ces merdes déversées dans ma tête, dans mes tripes et dans mon âme, en repensant bien à tous ces mots jetés sur un virtuel papier chiotte, épure de mes souffrances incommunicables et secrètes, oui, en y repensant bien, j'avais raison et tort, j'avais folie enclose en mon coeur, j'avais envie d'encore jouir du moment où rien ne fut et tout se rue en une folle danse macabre des démons d'un passé toujours omniprésent. En y repensant, en y repansant et m'y repentant, j'étais erreur et vérité de mon monde, un monde terrible et cruel, un monde d'une vaine pensée creuse et obtuse qui me fait encore, maintenant, égailler mes doigts sur un infâme morceau de plastique qui jamais ne sera le Saint Clitoris, amande délicate et parfumée de Celle que je cherche depuis que mes couilles sont emplies d'hormones extrémistes cherchant une cible dans une improbable guerre des genres. Les mots me tuent car ils sont ma force, les mots me tuent maman, m'entends-tu au-delà de la brume alcoolisée de ta verte ignorance de moi ? M'entends-tu sainte macrelle origine de mes maux ? Les mots, donc, me tuent car ils sont les porteurs d'une trêve dans le court-circuit de mon esprit épris d'un malheur passé toujours ressassé, toujours ramassé, toujours aimé et recraché. Les mots me tuent plus sûrement que cette vieille bite puant déchirant mes entrailles dans un ailleurs jamais mort d'être né avorté. Mes mots, mon trésor, ma vie, pour vous, par vous, en vous, avec vous, j'ai tout perdu, par votre puissance ignorante de mes humaines recommandations, par votre rêve en mon sexe induit, par votre forme sublime et secrète et inconnaissable et mienne. Par votre faute ma vie s'anorexie, tendant vers un néant de significations éparses et vaines, significations toutes aussi vaines que ma recherche de l'Amant Terrible et Occulte. Ne seriez-vous les flèches d'un Cupidon fou lancé sur mes traces par Lui ? Ah, la belle affaire cela serait ! O Amant Principe et Vitriol, Sel et Mercure de mon Moi en dissolution, vers Toi je tends mon sexe dans l'espoir, vain et futile, que tu acceptes mon offrande simple et purpurine. Toi, Toi que j'aime et que je désire, Toi qui me parle en silence dans le vide de mon coeur, Toi qui est source de mes sourires et des érotique sudations rythmiques de mon corps, Toi, Toi l'invoqué, Toi Amant Noir et Blanc, Tes cheveux, ô mille hommes d'ébène en bataille, Tes épaules comme Mont de Sion et Mont Sinaï, Tes lèvres, mers octarines de mes désirs fous et étranges, Toi, Toi, Toi que j'aime et qui me parle dans le vide de mon esprit, Tes seins tels les boucliers de David et Tes bras tels les Piliers d'Hercule, vers Toi j'aspire car Toi seul reste le but de ma folle course, Ton Sexe est pivot du monde et joystick du jeu de ma vie, et, entre mes lèvres, mille nectars se répandent depuis une éternité, et mille effluves puissantes sont sources de la destructions d'univers sans nombre... O Toi, mon Dieu, Toi Dieu qui de Noms possède myriades, mais dont jamais je ne dirai le premier ni le dernier, Toi sur moi étends Ta puissance et Ta Gloire.

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